Les anciens services techniques pour les Rencontres, mais rien de signé

Dans le numéro de l’Arlésienne n°7 actuellement en kiosque, nous présentons un dossier sur le patrimoine communal. Concernant les bâtiments des services techniques rue Camille Pelletan, nous indiquions que « l’espace pouvait être récupéré par les Rencontres comme lieu d’exposition. Mais il semblerait que depuis cet été, l’espace ait été promis à l’agence photo Myop qui descend depuis 2014 à Arles pendant la semaine des Rencontres ».

Beh, on avait dû trop picoler ou dû mal comprendre. Patrick Chauvin, le premier adjoint de la ville d’Arles, nous a contacté pour préciser que le lieu était bien destiné aux Rencontres : « on a même signé les documents ». Selon lui, le déménagement des services de récolte des déchets pour l’instant installé rue Camille Pelletan dans les services techniques zone sud sera terminé « dès janvier ».

Côté Rencontres de la photo, Sam Stourdzé, le directeur, parle d’une mise à disposition en 2020 et 2021, mais précise que « Patrick Chauvin se démène comme un diable pour signer une convention pour arrêter les principes, mais c’est la prochaine équipe municipale qui appliquera ou n’appliquera pas cette convention. Ce n’est pas une convention d’occupation, c’est une convention d’intention ». Une incertitude sur les lieux d’exposition qu’il a critiqué à des nombreuses reprises (lire l’Arlésienne n°4).

A l’agence Myop, Antoine Kimmerlon, le directeur éditorial, n’a pour l’instant eu aucune discussion avec la mairie d’Arles pour l’été 2020. « Les lieux, ça arrive très tardivement », sait-il par expérience.

A la suite d’une discussion informelle cet été, nous n’avions pas assez confronté l’information et utilisé le conditionnel dans notre édition papier. Un conditionnel trompeur donc. Voici donc tout ce qu’on pouvait dire sur la question. Avec que le printemps nous apporte son lot d’informations.


La vaisselle partagée, c’est zéro déchet !

Dans notre dossier sur la gestion des déchets, dans l’article « Prendre les déchets par les cornes », nous évoquons une liste non-exhaustive d’initiatives, citoyennes, associatives ou entrepreneuriales d’Arles ou de son pays qui agissent sur la gestion des déchets, la propreté…

Nous évoquons « Vaisselles partagée », un service porté par Zéro déchet pays d’Arles qui permet aux associations de bénéficier d’une vaisselle partagée pour l’organisation d’événement, ce qui permet d’éviter les couverts jetables. Par économie de signes, nous avons simplement parlé de cette initiative en tant qu’elle est relayée par Pays d’Arles en transition, qui est une association qui parle de toutes les solutions qui concernent la transition écologique sur le territoire. On peut rajouter pour être exhaustif qu’elle est portée par Zéro déchet pays d’Arles et même qu’elle a été inventée lors d’un café tchatche du festival Convivencia 2018.


Il n’y a pas que Levraud dans la vie, il y a l’asso Sud-semestre Plan du Bourg aussi

Albert Laugier, le président de l’association Sud Semestre Plan du bourg souhaite revenir sur l’histoire de la fermeture de l’incinérateur de Barriol en 2004. Lors de notre émission radio, Catherine Levraud, l’ancienne élue à l’écologie urbaine déclarait : « Avant 1995, à Arles, c’était le Moyen-Âge. On a fait fermer l’incinérateur de Barriol, fait ouvrir la déchetterie de Raphèle et celle de Trinquetaille, fait évoluer celle des Ségonnaux », propos que nous avons repris dans les pages de l’Arlésienne. Albert Laugier, président de l’association Sud Semestre-Plan du Bourg, souhaite préciser que « C’est le maire d’Arles qui a fait fermé l’incinérateur après que l’association Sud Semestre-Plan du Bourg ait fait réaliser des analyses du sol montrant qu’il était pollué aux dioxines ! ». Sur le blog de l’association, toute l’histoire de l’incinérateur est précisément décrite.
http://asspb.canalblog.com/archives/2019/10/11/37702625.html


Trois petit mots et puis reviennent

Il manque trois petits mots dans l’édito. Il fallait lire « Les voix de la cité sont impénétrables mais mériteraient d’être expliquées ». Voici l’édito en version intégrale :

Edito : Voie publique
La voie publique comme une chose publique. Une voie que l’on emprunte, que l’on partage aussi. Personne n’est propriétaire dans la rue : l’habitant, l’élu, le milliardaire, l’étudiant, le jeune se croisent, parfois discutent. Mais il faut aménager ces voies, créer des lieux de rencontres et de discussions. À qui incombe la mission d’animer les espaces publics ?

Certains rappelleraient qu’il faut d’abord les nettoyer, ces voies. Les poubelles comme symbole de la vie publique. Agir, mais comment ? On peut continuer à les enfouir, les problèmes ressurgissent toujours. Comme pour toute chose, il n’y a pas un coupable et une solution.

Si personne n’est propriétaire de la rue, certains le sont des bâtiments. Le peuple est souverain mais les décisions viennent de leurs représentants. Quand les résultats des votes tombent, le temps du débat s’arrête. Pour autant, les voix ne se taisent pas. La start-up nation parle « tiers-lieux » et « coconstruction » quand le citoyen aimerait déjà de la consultation et des espaces dans lesquels sa voix existerait. Les voix de la cité sont impénétrables mais mériteraient d’être expliquées.

Il est des lieux où les voix ont emprunté des voies incompatibles. Certains parlent d’efficience « médico-économique », d’autres parlent de soins. Deux langages se confrontent, et d’autres voix émergent, qui cette fois revendiquent.

La voix sert à survivre, à se défendre. Parfois à attaquer. A provoquer la rencontre. Les voix ont un pouvoir. Les mots aussi, nous le pensons.

La rédaction