Pesticides interdits : de la prison ferme requise contre Didier Cornille
Après trois jours d’audience au tribunal de Marseille, ce sont six mois de prison ferme et 120 000€ d’amendes qui ont été requis contre Didier Cornille et sa société agricole Reveny, le 14 janvier. Bien connu de l’Arlésienne (notre enquête publiée au printemps 2024 en accès libre), cet exploitant agricole basé entre les Alpilles et la Camargue, dirigeant plus de 2 000 hectares de terres, a été mis en cause pour détention de pesticides interdits en France entre 2019 et 2024. Déjà condamné pour avoir brûlé des tas de plastiques à ciel ouvert, avoir logé des ouvriers dans des conditions insalubres et pour violence contre des journalistes, l’ogre de l’agro-industrie du pays d’Arles n’en a pas fini avec la justice. Comme lui, cinq autres agriculteurs et leur fournisseur en pesticides encourent des peines de prison (fermes ou avec sursis) et plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amendes. Le jugement sera rendu le 7 avril.
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