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Édito : À bientôt

Édito : À bientôt

« La passion pour notre ville et la volonté d’aller toujours plus loin sur les sujets qui l’animent. »1 Voilà les moteurs qui nous ont poussés, pendant l’été 2017, à créer l’Arlésienne. Pendant cinq ans, des rizières camarguaises aux terres gardoises, des Alpilles à Tarascon, de la place Voltaire à Barriol, le territoire a été labouré. Mais, voilà, les mains qui piochent pour déterrer les infos, celles qui tiennent les plumes, celles qui déclenchent l’appareil photo, celles qui servent des bières, celles qui tapent la comptabilité… Toutes ces mains-là ont fini par se choper une crampe. La passion et la volonté ont laissé place à la fatigue et l’envie d’ailleurs.

La fatigue, déjà, d’un rythme. Un journal tous les trois mois, c’est un défi pour celle qui, originellement, voulait paraître « seulement quand elle avait quelque chose à dire ». L’Arlésienne finit par courir après le temps. Seize numéros et six hors-séries, sans compter les bulletins internet, c’est un sacré marathon.

Puis l’envie d’ailleurs. Pour les bénévoles qui se tournent vers d’autres projets personnels ou professionnels. Pour les pigistes qui partagent leur talent avec plusieurs employeurs. Pour le salarié, Eric Besatti, qui creuse les sujets arlésiens autant que ses cernes depuis 2008 et feu le gai savoir. Le voilà qui s’envole demain vers d’autres terres, un périple de plusieurs mois en Amérique du Sud à la poursuite de l’origine des migrations équatoriennes qui atterrissent aujourd’hui dans le pays d’Arles.

Alors l’Arlésienne appuie sur pause. Le temps d’ouvrir les horizons, le temps de repenser le journal, le temps d’imaginer d’autres choses. Et de savoir si l’envie revient. « Pour que j’aime ma terre qu’on me donne l’exil », comme dirait l’autre.

Le problème n’est pas financier. Vous, lecteurs assidus ou ponctuels, vous nous avez suivis avec vos yeux et votre gosier. Toujours au rendez-vous, avec vos critiques positives ou négatives, vous avez permis de faire vivre une presse locale et indépendante. Merci pour ça.

La pluralité de l’information est précieuse et fragile. Comment ne pas penser à nos confrères du Ravi, mensuel régional d’enquête et de satire, qui, faute de moyens, baissent les bras et le rideau après 18 ans d’existence ?

Comme au revoir, vous voici donc devant le numéro de la césure. Une dernière banderille plantée en place publique.

À bientôt, sans savoir ni quand ni comment. Bisous.

La rédaction

1. édito l’Arlésienne n°1, Le Tour de Luma

Journal disponible à la Maison de la presse, la librairie les Grandes largeurs, Bocal and co et Casino shop
Acheter le journal en pdf.

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