L’hôpital d’Arles n’a pas bonne réputation parmi les habitants. Méfiance méritée ? Sur place, ce dont on se rend compte, c’est que les hospitaliers travaillent dur, avec ferveur, pour la santé de tous. Pour la santé publique. Mais ils travaillent sous contrainte. Contraintes budgétaires et contrainte de l’efficience médico-économique, en vogue depuis l’adoption, dans les années 2000, de la tarification à l’activité, qui a mis de nombreux hôpitaux sur les rotules.

Pour calmer les gilets jaunes, Emmanuel Macron avait promis de baisser la CSG. Qui finance l’assurance maladie, qui finance elle-même les hôpitaux. Les gouvernements successifs organiseraient le dépérissement de la santé publique ?

Début octobre, Le Monde rapportait le cas d’un petit hôpital, près d’Angers, hyper-endetté, susceptible d’être repris par une clinique privée. Une première en France. A Arles la situation n’est pas comparable. Mais l’hôpital Joseph Imbert s’apprête à accueillir dans ses murs, les activités privées de la clinique Jeanne d’Arc. Et intégrera au public celle de Paoli, rationalité oblige. Changement de logique pour un établissement qui se transforme en entreprise ? On nous répond bol d’air pour la structure endettée. Le sens de l’époque.

Dossier à lire dans l’Arlésienne n°7 :