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La médiathèque en mode dégradé

C’est une expression qui vient de la bouche du directeur général des services Eric Gatté, la médiathèque fonctionne « en mode dégradé ». Et elle a le mérite de décrire sans détour la situation. Et au grand regret des agents de l’équipement municipal, cette situation, qui dure depuis juin 2016 selon le personnel, ne va pas évoluer de sitôt.

Les agents de la médiathèque d’Arles étaient en grève mercredi 16 octobre pour dénoncer leurs conditions de travail. Effectivement, il manque dix postes pour le bon fonctionnement de la médiathèque. « On ne demande pas dix recrutements, mais juste trois profils formés en externe », explique le personnel qui a fait signer une pétition aux usagers.

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Lors du conseil municipal, Claudie Durand (adjointe à la culture) a demandé au maire de procéder à des recrutements externes, soit des médiathécaires formés et compétents. Le maire Hervé Schiavetti, dans une réponse floue, a fait comprendre qu’il n’en serait rien. Dans les faits, depuis des années, les départs ne sont pas remplacés ou le sont par des reclassements d’agents d’autres services, quand un agent se sent mal ou ne peut plus assumer ses tâches. Même si ils sont volontaires, ils ne sont pas les agents ne sont pas formés à ce métier spécifique.

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« Tout se délite », témoigne, photos d’ordinateurs et imprimantes en panne à l’appui, Hélène Huot, une médiathécaire gréviste qui n’a pas peur de donner son nom. « Il faudrait qu’on accueille tous les CP de la ville, quand on va à Barriol et au Trébon, les enfants ne nous connaissent pas. Pour une ville de culture, la médiathèque publique pourrait être un socle accessible à tous, alors qu’on la laisse dépérir, celui qui permet à tous et à toutes d’avoir accès à une culture populaire. Nous sommes dans le cahier pédagogique proposé par la mairie, dont elle est si fière, mais nous ne pouvons plus assumer tous les ateliers auprès des scolaires, nous avons réduit drastiquement la voilure ».

La ville qui a misé son développement sur la culture et le patrimoine fonctionne donc en mode dégradé pour son équipement destiné à tous les publics et à la jeunesse.

Cyril Juglaret ouvre sa permanence

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Cyril Juglaret et son équipe devant son local de campagne boulevard des Lices.

Elle n’est pas encore inaugurée, mais Cyril Juglaret a convié la presse et ses colistiers pour une ouverture en avant-première de sa permanence. Idéalement positionnée sur le boulevard des Lices entre le Waux-Hall et le Bar du marché, c’est un nouveau camp de base pour l’équipe et un lieu ouvert pour l’accueil des Arlésiens. Accrochés au mur, des cadres aux couleurs vives avec les différents engagements du candidat. Au nombre de neuf, il les égrainera, jusqu’à la fin de l’année avant de présenter son programme en décembre et passer à un autre temps de campagne en janvier. Cette semaine, son engagement n°5 s’intitule « pour une ville solidaire et unie ». A lire sur sa page Facebook et son site internet lancé samedi dernier avec café et croissant pendant le marché.

Le casino, une vieille idée
Croisé alors que nous distribuions des cartes d’invitation pour notre soirée de lancement du numéro 7 de l’Arlésienne, Michel Vauzelle, ancien maire d’Arles, ministre, député et président de région, nous rapporte une anecdote à propos du casino. « Vous savez, quand j’ai été élu maire en 1995, la première personne qui est rentrée dans mon bureau, c’était quelqu’un pour me proposer de construire un casino », se souvient-il. « Mais je lui ai montré la porte instantanément, je ne voulais pas, politiquement. » Les mandats d’élus de gauche passent et ne se ressemblent pas. Le même jour, un peu plus loin, un autre ancien cadre de la mairie nous commente la situation. « Effectivement, la ville a besoin d’argent, mais le casino, c’est la facilité ».

Monica Michel se lance et balance

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La députée en marche a lancé sa campagne mercredi 23 au soir à l’étage du pub. Face à la question du nombre important de listes qui pourraient se concurrencer et laisser l’extrême droite seule en tête le soir du premier tour. Et elle n’y va pas par quatre chemins en disqualifiant les candidats sortants de la majorité. Ils « essayent de faire oublier leur bilan, ils ont cautionné la politique », joue-t-elle en utilisant la stratégie du dégagisme. Elle dit Arles victime de « 20 ans d’idéologie périmée ». Elle souhaite jouer la carte de la nouveauté en politique : « je ne suis pas une politicienne », pourtant, elle est bien députée en marche depuis plus de 2 ans et défend les réformes et les positions du président de la République et de son gouvernement avec assiduité. A quelques exceptions près, comme l’interdiction de la corrida aux mineurs sur laquelle elle compte se positionner lundi avec une tribune publiée dans la presse.

Elle laisse à un membre de son « groupe coeur » – néologisme managérial qu’on avait déjà pu relever à la fondation Luma avec son « Core group » – le soin d’attaquer Patrick de Carolis sans le nommer, préférant l’expression « l’homme d’image ». Christophe Pachoud, chef des services techniques chez Kem One (multinationale de chimie industrielle installée à Martigues) critique une stratégie de « mendicité en costard cravate qui n’est pas une politique sérieuse », faisant échos aux déclarations de Patrick de Carolis qui souhaitait aller chercher l’argent à tous les niveaux des collectivités et auprès de partenaires privés.

Sur le sujet du casino par exemple, Monica Michel souhaite être « en rupture avec le fonctionnement actuel ». Elle proposera un moratoire dès lundi 28 octobre sur la question. Elle a vivement critiqué la gestion de l’opération Coeur de ville par la mairie actuelle.

Point important pour la gestion du patrimoine communal, elle ne souhaite pas déléguer la gestion des monuments historiques à une entreprise comme Culturespaces. Elle souhaite faire  » briller par nous-même nos joyaux ».

Et, évidemment, comme tous les candidats elle souhaite co-construire avec les citoyens…

Agenda démocratique

/// Mercredi 23 octobre

18h 30 – Monica Michel entre en campagne
La députée La République en marche se lance dans la campagne des municipales. Avec son compagnon de directeur de campagne Eric Brassart, déjà très présent dans son mandat parlementaire, elle convie la presse et quelques invités au premier étage du Paddy Mullin’s et présentera son projet pour la ville.
Monica Michel 2020 – Aimer Arles

19h – Nicolas Koukas rencontre avec le Club des Ambassadeurs
La rencontre se déroulera à l’Hôtel Atrium.
Nicolas Koukas 2020

/// jeudi 24 octobre
– 20h, au café associatif l’Odysette
Dans le cycle sur la violence du politic social club, c’est au tour de  » La violence des riches » avec Monique Pinçon-Charlot (dans un montage vidéo), et d’autres (François Bégaudeau, Alain Damasio, La Bajon, Edouard Louis…). « Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner »; déclarait Warren Buffet, troisièeme fortune mondiale, en 2019.
Odyssette – Café associatif

/// Vendredi 25 octobre

A partir de 9h – Nicolas Koukas en tournée
Il se rendra au marché de Salin-de-Giraud, avant un porte à porte au Sambuc. A partir de 16h, il visitera des entreprises arlésiennes.

/// Dimanche 27 octobre
10h30 – Cyril Juglaret à Trinquetaille
Rencontre avec les habitants, rue de la verrerie
CyrilJuglaret-Arles2020