Certains peuvent le connaître pour la bonne humeur qu’il mettait autour de son stand de prêt à porter le samedi matin sur le boulevard des Lices. D’autres, parce qu’ils étaient voisin au Trébon. Driss Bouaroua, 42 ans décédé par arme à feu dans la nuit de vendredi à samedi à Marguerittes, laisse sa femme, une fille de 16 ans et un garçon de 10 ans.

« Je veux que les gens réalisent qu’à Arles, Nîmes et les environs, c’est de la folie, les armes sont partout », explique d’une voix posée et déterminée Brahim Bouaroua, son frère, présent le soir du drame, prestataire événementiel qui captait le concert d’un artiste montant pour un bar à chicha ce soir là. « Y’a plus de code, à tout moment, on peut être une victime collatérale, il faut vraiment faire quelque chose, sinon demain, si ça continue à monter, nos enfants ne pourront même plus aller à l’école en sécurité », conclu le frère.

« Mon frère a agi en héros, lorsque l’homme blessé est arrivé pour demander de l’aide, il a juste agi par humanité,  il a voulu l’emmenrr à l’hôpital, il ne savait pas que ses agresseurs étaient prêt à venir finir le travail. Il a pris une balle perdue parce qu’il était à côté de leur cible », continue le frère qui prendra la parole au départ de la marche à 19h, place Lamartine. Un horaire choisi de manière à ce que les amis forains du défunt puisse travailler, finir leur journée et se préparer à rendre hommage. « Lors de son enterrement, il y avait entre 600 et 700 personnes, mon frère était très aimé », témoigne Souad Bouaroua, la sœur de la victime.

Samedi 1er août à 19h, le cortège partira de la place Lamartine pour arriver place de la République. La famille souhaite que le rassemblement se déroule dans la calme et le respect pour rendre hommage à quelqu’un « qui a souhaité porter secours à son prochain », énonce sobrement Souad Bouaroua.

Eric Besatti