Il y a des endroits à deux pas d’ici où le droit du travail semble s’évaporer et la dignité humaine s’estomper derrière les besoins en « main-d’œuvre« . Ces endroits ont la particularité de répondre aux besoins d’un même modèle : l’agriculture intensive.

Déplacés comme du bétail, les ouvriers agricoles, détachés des boites d’intérim espagnoles, permettent aux exploitants d’avoir accès à une main-d’œuvre malléable et peu chère. Aux petits chefs, une relation de domination où ils se sentent parfois autorisés à jouir du corps des femmes selon leur bon vouloir.

L’Etat donne son « accord tacite », les contrôles sont rares et aboutissent souvent à une « mise en demeure ». Et quand les tribunaux sont saisis, ils traînent.

Pourtant, les affaires commencent à s’accumuler dans les couloirs de la Justice pendant que les fruits et légumes bon marché continuent de remplir les étals des supermarchés sans vraiment que les politiques ne se saisissent de la question.

En tout cas pour l’instant…

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Les détachés du droit